LES SITES DE VOL

À GRÉOLIÈRES ET ALENTOURS

LES VOLS DE DISTANCE

GRÉOLIÈRES / COURSEGOULES

GRÉOLIÈRES / COURSEGOULES
A/R 20KM

Le déco du 300 se situant juste au-dessus des lacets de la route menant à Gréolières, c’est donc un bon point de départ pour prendre un petit peu d’altitude mais ce n’est pas là le meilleur endroit pour s’extraire vers les crêtes du Cheiron. Pour cela, il suffit, sans nécessairement prendre de gaz, d’aller rejoindre la « carrière » sur la gauche du déco. Là, se trouve canalisé la brise en provenance des gorges du Loup ainsi que les thermiques issus du fond de vallée au niveau du rond-point. Si on n’exploite pas le thermique jusqu’au bout, 30m suffisent pour aller s’appuyer sur la petite barre rocheuse derrière cette carrière. On peut continuer à enrouler ou retourner au-dessus du déco et rejoindre l’ascenseur que forme la belle falaise qui nous conduit tout droit au 700. Pas la peine de vouloir à tout prix rejoindre les crêtes, il suffit maintenant de cheminer jusqu’au col où se situe l’antenne juste avant Coursegoule. On peut d’ailleurs s’abstenir de cette extraction quand le site est bien alimenté et cheminer directement depuis la carrière avec un petit plein de 30m. C’est au-dessus des « miroirs », au niveau du sommet de Jérusalem (là où se trouvent les 4 pilonnes) que l’on trouve en général les meilleurs thermiques et, au niveau du col, que l’on trouve la confluence entre la brise venant du Col-de-Vence et celle venant des gorges du Loup. Ensuite, il suffit de poursuivre le cheminement sur la crête au-dessus de Coursegoules et jusqu’au bout de la crête du Viériou. Retour par le même itinéraire…

Avec un bon plafond (attention à la TMA à 2000m !), on peut aussi décider de basculer vers le Nord-Ouest, sur le Pic-de-Fourneuby puis le Col-de-Bleine en partant du sommet du Cheiron (et pourquoi pas rentrer en faisant un petit détour par Saint-Vallier). Ou bien (en hivers de préférence, lorsque les brises maritimes sont faibles) partir au Sud, vers Gourdon, depuis le Jérusalem via les Gorges-du-Loup et le Puy-de-Tourrettes ou, depuis le Cheiron, via le Gros Pounch et la crête de Calern (et poursuivre vers Saint-Jeannet ou Saint-Vallier avant de rentrer).

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COL DE BLEINE / SAINT-ANDRÉ-LES-ALPES

COL DE BLEINE / SAINT-ANDRÉ-LES-ALPES

A/R 70KM

Les premiers pas d’une belle balade dans les alpes du Sud : pas de grosse difficulté, un itinéraire très repérable et pas du tout engagé.

Le site du col de Bleine est le point majeur des départs en cross sur les alpes maritimes. Les principales raisons tiennent à sa position géographique (peu soumis aux influences maritimes) et à son orientation (on peut partir tôt !). Ce site présente un grand intérêt de mars (une fois l’accès déneigé) à octobre. Lors des belles journées d’été, il faut compter sur un départ dès 10h30. Il est important de partir tôt car, dès midi, les premières brises en Est sont rapidement contrées par les brises en Ouest dans tout le secteur qui nous intéresse, rendant l’activité thermiques inexploitable et certaines transitions délicates. De ce fait, le site n’est pas très adapté par tendance météo en Ouest. L’idéal, c’est de ne pas avoir de vent du tout…

Le Col de Bleine (ou Bleyne selon les cartes) se situe au niveau du village de Thorenc et on accède au site par le chemin que l’on trouve sur la droite en arrivant au col. Une fois sur la crête, ne pas s’arrêter au niveau du tremplin delta et poursuivre encore sur 200m pour arriver au terrain de décollage (environ 1500m d’altitude).

Dès que les cycles thermiques sont suffisamment réguliers, il est temps de se lancer… La convection n’étant pas encore très bien installée, il faut s’attendre à rencontrer des ascendances un petit peu teigneuses en basses couches. En général, on commence par faire son premier plein au niveau de la petite combe immédiatement à gauche du décollage (qui fonctionne très bien en général), on peut aussi aller s’extraire au Pic-de-l’Aigle, juste un peu plus loin en Est… L’extraction est l’occasion de voir la mer, toute proche. Il n’est pas rare d’y faire 3000 à 3500m de plafond mais 2500 sont plus que suffisants pour s’avancer en ouest sur la crête vers le village de la Ferrière. La deuxième pompe de service se trouve en général au niveau du bois brûlé (facilement repérable).

Cette fois, on se prépare à la première transition importante, il s’agit de raccrocher le massif du Teillon en passant au-dessus du hameau des Lattes. Il est important de faire un bon plein (2500m c’est bien) pour ne pas se faire piéger par le venturi qu’on va survoler. En effet, plusieurs éléments concourent à renforcer la brise localement : d’une part la vallée est orientée en Ouest et la brise de vallée est donc rapidement renforcée par la brise de massif et, d’autre part, cette vallée se resserre un petit peu à cet endroit à fois latéralement mais aussi par un petit col imperceptible en vol. Il faut donc penser à faire un petite « laisse de chien » et viser un point le plus à l’Ouest possible (au niveau du zig-zag dessiné par le chemin forestier vous serez soumis à une brise forte et complètement latérale). Pour vous motiver à rester en l’air, il faut savoir que les Lattes, c’est un peu comme les Bauges : très peu de circulation, pas de couverture GSM et pas de radio pour joindre les copains restés de l’autre côté du relief.

Bon, maintenant qu’on a raccroché, on peut en profiter pour refaire un petit plein (pas besoin de trop en faire, 2000m devraient suffire) ou bien on chemine directement en Ouest vers le Col-des-Portes (juste avant le Teillon). Parfois il faut chercher un peu mais ça sort presque toujours avec un bon plafond. On peut faire un détour par le Teillon si on n’a pas assez de gaz (attention quand même, on arrive un peu sous le vent de la brise d’Ouest et plus on arrive tard, plus forte elle est). Profiter du temps de monté de l’ascenseur pour apprécier les premiers bouts du lac de Castillon. 2500, ça devrait être suffisant pour transiter au-dessus de Soleilhas et raccrocher la Bernarde au-dessus de la station de Vauplane. Ne pas forcer le passage en basse couches car on est alors sous le vent du Teillon, et on arrive ensuite en plein dans le venturi du col de Saint-Barnabé… fin de vol garantie à Soleilhas ! Si on est passé par le Teillon, on peut directement aller sur le Crémon où ça sort toujours très bien sur la pointe de la crête.

Maintenant que vous y êtes, Saint-André vous tend les bras depuis le bout du lac… il vous suffit de faire un dernier plein, une formalité, et transiter sur le Pic de Chamatte. Il n’y a alors plus qu’à suivre le relief jusqu’à la crête des Serres et vous voilà déjà au-dessus de Saint-André…

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COL DE BLEINE / MORGON

COL DE BLEINE / MORGON

A/R 175KM

La suite : si vous vous êtes bien débrouillé, il doit être à peine 11h30 et il est temps d’attaquer la vraie balade jusqu’à Dormillouse ou au Morgon avant de faire demi-tour pour le retour au déco, ou bien, s’il y a une petite tendance Sud, d’en profiter pour poursuivre vers le Nord jusqu’à Grenoble …ou Chamonix ! Pour cela, on va d’abord raccrocher la montagne de Maurel (pas besoin d’un gros plein). Là, il est bon de faire quelque chose comme 2300 pour filer sur le grand Cordeil… Avec 2500 on peut raccrocher confortablement Cote Longue (on peut poursuivre au Nord de Thorame-Haute par la Montagne de Chamatte). Sur Cote Longue, c’est l’heure de la bascule, veillez à ne pas choisir votre camp entre Est et Ouest et restez sur la crête… On trouve souvent de la brise en Nord à l’autre bout de la crête et il est préférable de faire autour de 2800 sur la pointe Sud pour rejoindre la vallée de la Bléone. On refait en général un bon plein au dessus du col de Talon (entre le Cheval Blanc et Cote Longue). Ensuite on a l’embarras du choix pour le plein suivant entre la Montagne de Boule au Nord (par où arrivent ceux qui viennent de la montagne de Chamatte), le Carton ou, entre les deux, le col de la Baisse (ça marche souvent très bien avec assez d’altitude). L’étape suivante c’est la crête de la Chau (ça sort toujours très bien au milieu). Avec un plafond à 3000m, on peut naturellement sauter l’une ou l’autre de ces étapes pour rejoindre plus rapidement le fameux Tromas, souvent très généreux et sous l’influence de plusieurs brises. Arrivé au plafond, c’est là le meilleur moment du vol, le paysage minéral de la tête de l’Estrop et du Pic des Têtes est grandiose, et les 20km suivants ne sont plus qu’une formalité : il suffit de suivre l’autoroute à planeurs de la crête de la Blanche pour arriver jusqu’au fort de Dormillouse au dessus de Saint-Vincent-les-Forts. Selon l’heure, on peut se permettre un petit passage par le Morgon avant de rentrer par le chemin inverse à une petite variante prés : arrivé au Tromas, le retour se fera beaucoup plus facilement par le Caduc jusqu’à la montagne de Vachière (sinon on devra lutter contre les fortes brise de la Bléone).

Il faut compter 30 km pour l’aller simple du Col-de-Bleine jusque Saint-André-les-Alpes et 78km jusqu’à Saint-Vincent-les-Forts. L’aller-retour de Saint-André à Dormillouse (avec un crochet par le Pic de Chamatte au retour) fait 120 km (selon votre niveau, compter 7h de vol pour faire ce cross la première fois). L’aller-retour du Col-de-Bleine au Morgon fait quant à lui .

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