| St-André > Embrun |
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| 16-07-2007 | |
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73 km en distance libre 2 pts
11h30, Olive de St-André décolle trouve immédiatement un plafond satellitaire : ce mec est un énorme pilote. Je l’ai toujours vu plus haut que les autres. Loïc m’emboite le pas. Chalvet, après m’avoir frolé 2-3 fois, il est joueur... et monte assez vite et haut. Pour ma part, c’est la galère. En plus je suis collé par un mec «à surveiller» qu'on m’a indiqué au déco... Loïc est assez haut, plutôt en vallée, et transite vers les antennes. Je trouve enfin le thermique qui me décale doucement vers les antennes, non pas en vallée mais bien à l’Est des crêtes. Loïc à perdu tout son gaz et je me retrouve au dessus de lui, survolant de 200-300m les antennes et enroulant de nouveau. Nickel, pas de galère ici. Je transite donc vers Lambruisse et lutte quelques minutes pour retrouver du gaz. Loïc me rattrape, il arrive de bien haut. Je trouve enfin un bon thermique et peut avancer sur le Cheval Blanc. Je lutte 1 petite heure, ou plutot d’innombrables longues minutes plus frustrantes les unes que les autres sur cette maudite crete ouest. Le temps de me faire ridiculiser par une Gradient arrivée au même niveau que moi et trouvant l’issue en 5 minutes et de voir Loïc me survoler. Il est maintenant en train d’enrouler dans une grappe à l’extremité nord ouest du chev blanc. Il me voit tres bas et m’encourage. La grappe comprend la Gradient, j’en appelle au dieu de la REVANCHE !!! Voyant Loïc en Stand-By et haut dans sa mini-grappe, j’aimerais bien lui expliquer la suite du parcours, mais je ne peux lacher les commandes pour parler... trop pres du sol... Commence une emission cross sur radio 146.2, animée par les Alain, Lolo et autres Morgan & Romu... Ils foncent à toute allure par Cordeil, Montagne de Chamatte... ENFIN, je trouve un thermique qui veut bien de moi et qui me décale vers l’extrémité nord du Ch Blanc. «Loïc, suis-moi ça se passe par là, d’ailleurs je transite illico sur Carton». Au passage je grille la Gradient. Revenge!!! Je compte bien rattraper un peu le temps perdu sur ce Cheval Blanc. 2-3 tours de thermique pendant la transition pour assurer... Carton, c’est fort, mais ça ne monte pas bien haut. Loïc commence à transiter à son tour, il est super bas. S’il n’enroule rien en route... ce sera le posé. snif. Je trouve vite un truc qui me décale bien au nord de la crete. Tant que ça monte, je ne peux me retrouver vraiment sous le vent... surtout que ça bipe maintenant fort... meme malgré mon virage appuyé. Un petit regard sur le gps : +7.5 !!! je ne l’ai jamais vu à plus de 4 m/s ce radin de gps, même quand d’autres disaient 5-6-7. (la trace analysée sur parawing donnera +8.3...) Transition vers une crete intermediare (???) puis Lachaux puis Carton : j’ai vu Loïc se refaire dans un thermique pendant sa transition et joindre Carton : yes! Il y zone, zone, zone, zone... Je veux lui indiquer mon +7.5, mais je dis Nord de la crête en pensant Est, ça ne l’aide pas beaucoup... Trauma bas mais ça marche en dynamique, pas très turbulent. Je suis rejoint par une nova bleue puis une advance blanche, sellettes tuning... Ca sent les pros...ça tombe bien j’ai envie de tracer, à donf. Suivons-les. La Blanche quelquefois turbulente s’avale bien vite. Il faut appuyer pour suivre les cocoonés mais j’y arrive plutôt bien. J’arrive même à manger quelques barres de fruits, pisser, boire de l’eau et du jus d’orange... Dormillouse, on se fait les présentations avec Mr Advance : Inaki. J’entends Lolo et Alain qui planifient déjà de rentrer apres Dormillouse. Perso je suis motivé pour me retrouver en terrain inconnu. J’ai pensé à tenter un retour avec Trois Evéchés puis Allos, mais le Morgon m’attire davantage aujourd’hui, c’est un paysage de vacances, avec plaisanciers, soleil radieux... Inaki y va aussi, donc ça tombe bien : go!!! Je lui pose quelques questions et décide de transiter sur le Morgon. Je vois Inaki 50 m en dessous et le Lac en contrebas, c’est magnifique. Le Morgon se rapproche. On trouve facilement à enrouler, même si c’est très sport. Inaki enroule un peu plus à l’Ouest que moi, ce qui me laisse à penser qu’il visera les crêtes rocheuses à L’ouest de l’autre coté du Lac plutôt que le lointain Mt Guillaume à l’Est avec ses planeurs comme des mouches sur un gateau bien sucré. Ok je suis à 2850. GO. GO. GO. je suis confiant. La nova bleue est 100 m plus bas et transite, je la suis donc. Notre axe : les crétes à l’ouest. Inaki me dit qu’il faut viser plus au Nord des crêtes, ce qui me laisse dubitatif. Je demande plus d’infos et il me dit qu’il faut franchir le ruisseau à sec. ok. Je subis la même désinformation que j’ai donnée à Loïc tout à l’heure (Nord pour Est)... il y a une justice dans les airs. Je corrige mon cap, je vais arriver bien bas. Les pentes semblent bien plates. Au dessus des champs et des lignes, j’enroule un truc pour bonifier ma transition, ça décale tres fort je suis dans la brise. Les arbres bougent bougent... Je raccroche enfin le relief mais je suis trop à l’Est, un comble! La brise de vallée est si forte qu’il n’y a pas de brise de pente et que le relief est ici longé plutot que remonté. J’aurais du arriver 1 km plus à l’Ouest, la ou la pente du Mt Guillaume suit un axe NO>SE. J’essaie de remonter la brise en longeant les reliefs mais une frontale me met en garde. «Ici la brise est très forte et ton aile peut fermer n’importe quand sans que tu n’y puisse rien.» Je pars vent de cul vers Embrun, avec 1 frontale supplémentaire et atterri en altitude dans un petit champ et dans la brise qui siffle. Des arbres sous le vent du champ me faisant regagner en dynamique le mètre nécessaire pour en éviter les cimes et me poser sur l'herbe. Soulagement, regret d’avoir posé à 15h30 un vendredi 13 Juillet, émerveillement... toutes ces emotions me porterons durant les 3 heures du retour en stop. |
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