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AuGréDeL'Air sur le Pelvoux ! Version imprimable Suggérer par mail
01-06-2007

Les photos de la sortie Pelvoux: Cliquez ICI 

Ariane, Valerie, Marie, Victor, Pierre L, Luc, Christian, Thierry et Patrice.                   Pour le récit, cliquez plus bas.

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Plouf d’Or : une glissade de 2500 m depuis le Pelvoux (3850m), 9-10 juin 2007.

Au cœur du Parc National des Ecrins.

  Samedi 9 juin 2007 : Départ à 9 h de Nice pour 9 Gréolois : Ariane, Thierry, Luc, Pierre, Marie, Christian, Patrice, Victor, Valérie.

La  montée depuis le bourg d’Ailefroide pour le refuge du Pelvoux, 1200m plus haut permet à Patrice et Luc d’espérer un vol d’anthologie : tout en s’aidant de la faible brise montante de vallée de ce soir, est-il possible de raccrocher le refuge et de s’économiser 600 m de dénivelée ? Non, ce sera « RATP »* !  Pour nous autres, ce seront 1200 m avalés en moins de 3 h sous le soleil, puis un accueil 4 étoiles au Refuge du Pelvoux (à 2076m).  Dodo intermittent pour tous à partir de 21h.

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 Dimanche 10 juin 2007 : Lever 3h, départ à 4h pour une première bavante dans la moraine, un sentier hypothétique, aux lueurs des étoiles, d’un fin quartier de Lune et des lampes frontales. Passage du glacier de Sialouze tandis que l’aurore rosit les sommets autour de nous. La frontale de Christian profite de son déséquilibre pour se faire la malle jusqu’en bas de la pente.

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Petite collation avant d’aborder le clou de la course : le couloir Coolidge. Quelle chance nous avons ! La trace est matérialisée, ce qui simplifie, pour nos deux cordées de 4 pilotes, l’ascension de ces 500m de couloir de pente à 45° parfois.  Des blocs de neige dure, descendus au pied du couloir, nous laissent imaginer la puissance de l’avalanche lorsque le manteau neigeux est instable…

Quelle bonne idée tu as eue, Thierry, de nous avoir fait lever tôt ! Malgré cela, la neige est déjà souple par endroits et rend notre progression parfois laborieuse. Les derniers mètres à près de 4000m sont physiques, le souffle est court.

 

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Vers 8 h, nous foulons la neige dure et lisse du glacier à 3850 m d’altitude, à quelques dizaines de mètres du sommet. Mais les nuages en vallée, et le possible développement orageux dans la journée, nous incitent à préférer un décollage au plus tôt. Le casque de Thierry décide subrepticement de s’offrir une bonne glissade, sur la neige vierge, pour rejoindre la frontale de Christian. Il (le casque, pas Christian) disparaît derrière une langue de glace qui surplombe la vallée et le chemin que nous avons gravi. Peut-être s’est-il offert un base- jump de plus de 2000m, bien belle façon de finir sa carrière…       Sans vent, chacun(e) met toute son énergie pour un décollage dos à la voile, dans cette magnifique pente progressive du glacier.

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 Puis c’est parti ! Huit parapentes colorés ornent ce paysage sauvage, à dominantes de neiges blanches, de roc, de ciel bleu parsemé de dentelles nuageuses, sous les yeux de deux ou trois cordées d’alpinistes envieux de s’économiser 2500 m de descente technique à pieds. Le Parc National des Ecrins porte admirablement son nom : au milieu d’un Ecrin de Nuages, nous découvrons par petites touches la Féerie du survol de glaciers, de quelques chamois, d’une longue vallée verdoyante, aux cascades impétueuses et aux torrents sinueux.

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Nous jouons à travers ces dentelles qui montent le long des flancs de la roche, voyons même parfois notre ombre, sous nous, entourée d’un arc-en-ciel…Victor aurait même aperçu un chamois portant le casque de ThierryJ, en train de faire clignoter la frontale de ChristianJ.Peu à peu l’air est plus chaud, l’odeur du foin fraîchement coupé nous chatouille les narines, les rivières bien chargées résonnent.Nous posons tout en douceur, le corps encore abasourdi de cette longue descente et du passage finalement assez brutal de l’ambiance de haute montagne à celle des prairies ! Il est un peu plus de 9h, les terriens commencent tout juste à se réveiller, et pour nous, subsiste l’impression d’arriver d’un autre monde… 

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 Le plus dur en ce dimanche sera finalement de dégotter une pizzeria décente. Les efforts et la patience de certains seront récompensés dans un resto très sympa.

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Ndlr :*RATP = rentre avec tes pieds… 

Merci Thierry pour  ton organisation admirable de cette course,Merci Christian pour le choix très judicieux de cette date et son créneau météo JMerci Jérôme pour le prêt de la voile Géo XS Ozone ; sans sa légèreté, je n’aurais pas pu arriver tout en haut…Merci Philou, t’occuper de nos deux petits pirates était bien plus physique JMerci les amis pour ce beau souvenir … un de plus J  Valérie (+ajouts Ariane)

 
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